Enquête socio-économique : résultats Européens

 

 

 

Populations totales et taux de réponse

 

  • 750.000 questionnaires « membres » et 9.000 questionnaires « professionnels » ont été distribués dans les onze pays

 

  • Les questionnaires ont été rédigés en neuf langues, utilisant cinq monnaies différentes

 

  • Le nombre cumulé des membres des clubs affiliés dans les onze pays est proche de 700.000. Les 12 autres pays européens adhérents à la FIVA représentent 120.000 membres supplémentaires

 

  • Tous les pays ont atteint un taux de réponse largement suffisant pour constituer des échantillons techniquement représentatifs. Quatre pays se distinguent par des taux de réponses élevés : la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni et la France. A l’autre extrémité, l’Allemagne (complexité de la structure du mouvement des véhicules anciens) et l’Italie (question de tempérament ?) ne réalisent que des « scores » plus faibles.

 

 

Les données Economiques


  • 9.000 professionnels réalisent plus de 50% de leur chiffre d’affaire grâce aux véhicules anciens

 

  • Ces professionnels de 23 pays génèrent 16,7 milliards d’euros de ventes directement liées aux véhicules anciens

 

  • Leurs exportations se montent à 3,35 milliards d’euros. 57% de ces exportations sont destinées à d’autres pays européens et 43% au reste du monde

 

  • Les 820.000 membres des clubs affiliés à leur Fédération nationale se répartissent en plus de 2.000 clubs.

 

  • Les membres des clubs affiliés à leur Fédération nationale ont dépensé 5 milliards d’euros en assurance, achat de véhicules, produits pétroliers, entretien et autres dépenses liées aux véhicules anciens (presse spécialisée et manuels techniques, vêtements, miniatures, etc.)

 

  • Dans cette catégorie, les ventes privées (hors professionnels et enchères par officiers ministériels) de véhicules anciens se montent à 2,5 milliards d’euros.

 

  • Les clubs ont dépensé plus de 12,4 millions d’euros à l’impression et à la distribution de leurs magazines internes.



Les données Sociales (Emploi)


  • 67% des entreprises de notre secteur ont plus de 10 années d’existence

 

  • Parmi les 55.000 emplois générés par le mouvement des véhicules anciens, 68% sont des postes à temps plein

 

  • 55% des emplois sont tenus par des personnes de moins de 45 ans. 24% des titulaires ont plus de 55 ans

 

  • Parmi les 9.000 entreprises recensées, 43% (environ 3.900) prévoient d’embaucher dans les trois ans (donc dans la période 2005-2008)

 

  • 44% des entreprises cherchant à embaucher aujourd’hui rencontrent des difficultés à trouver les compétences requises sur le marché.


  • 22% des entreprises offrent des contrats d’apprentissage et 49% de la formation.


  • 73% des entreprises ont un site internet.



Nombre et Usage des Véhicules Anciens


  • 1.950.000 véhicules anciens sont détenus par des propriétaires résidant dans l’un des 23 pays européens et membres d’un club affilié à une Fédération nationale


  • 1.530.000 véhicules sont en état de marche, assurés et en règle avec les lois de leur pays (contrôle technique, etc.)

 

  • 83% des véhicules sont utilisés moins de trois fois par semaine (définition retenue pour « l’usage courant » d’un véhicule)


  • 71% des véhicules couvrent moins de 1.500 kilomètres par an. La moitié des véhicules ne couvre que moins de 500 km par an.

 

  • Plus de 255 millions de véhicules sont immatriculés dans les 22 pays de l’Union Européenne. On peut donc en déduire que les véhicules de plus de 25 ans ne représentent que 0,8% du parc roulant.

 

  • Ces 255 millions de véhicules (à 99,2% « modernes ») ont parcouru 2.200.000 milliards (2,2 « trillions »)de kilomètres sur la période. Les véhicules anciens se contentent de 1.400 milliards (1,4 « billions ») de kilomètres, soit 0,07% du total de l’ensemble du parc Européen.

 

 

Impact socio-culturel du mouvement des véhicules anciens


  • 78% des véhicules anciens sont évalués à moins de 15.000 euros


  • 29% des ménages propriétaires de véhicules anciens ont un revenu brut annuel inférieur à 30.000 euros et près des 2/3 à moins de 50.000 euros.

 

  • 165.000 membres de clubs dans leur pays de résidence sont aussi membres de clubs d’autres pays européens.

 

  • Les 820.000 propriétaires de véhicules anciens recensés passent 2.680.000 nuitées hors de leur domicile pour participer à des manifestations, dans leur pays ou à l’étranger. Ceci représente une moyenne de plus de 3 nuits par propriétaire et par an.

 

  • Ils se sont rendus, avec leur véhicule ancien ou sans, à 265.000 manifestations hors de leur pays de résidence (nombre de membres multiplié par nombre de manifestations fréquentées par chacun).

 

  • Les manifestations de véhicules anciens –randonnées touristiques, épreuves de régularité, etc.- ont rassemblé 6 millions de visiteurs à travers l’Europe. La palme de la fréquentation revient au Goodwood Festival of Speed (UK) et au Techno Classica d’Essen (Allemagne), qui affichent 340.000 visiteurs chacun.

 

  • 49% des propriétaires ont entre 41 et 60 ans et 97% sont des hommes

 

  • Plus de 400.000 véhicules anciens sont entreposés et entretenus par leur propriétaire

 

  • Plus de 80% des clubs européens ont une adresse de messagerie électronique

 

  • La quasi-totalité des clubs rédigent et diffusent une lettre ou un bulletin à leurs membres. On a vu que les coûts de production (imprimerie) et de distribution (poste) de ces documents se montent à plus de 12,4 millions d’euros

 

  • Il y a 700 musées recensés en Europe pour les véhicules anciens. Ils attirent chaque année plus de 75 millions de visiteurs

 

  • Le presse spécialisée européenne atteint une diffusion annuelle de 20 millions d’exemplaires

 

  • De nombreux clubs organisent des événements en lien avec des organisations caritatives. Plus de 1,8 million d’euros sont ainsi récoltés chaque année.

 

 

Premières conclusions

 

Au niveau Européen, ces chiffres permettent de tordre le cou à quelques idées reçues : il ne s’agit pas, loin s’en faut, d’un « loisir de riches », retraités oisifs et très âgés, possesseurs de véhicules d'élite. Les données affirment au contraire le caractère populaire d’une communauté active, dans la force de l’âge, utilisant en connaisseur ses véhicules lors de très nombreuses manifestations, parfois lointaines.


L’industrie du tourisme peut se réjouir du dynamisme de notre mouvement : au-delà des nuitées dont les hôteliers tirent parti, restaurateurs, traiteurs, commerçants, autocaristes ou… municipalités bénéficient des retombées d’un puissant réseau de clubs et de membres toujours prêts à utiliser leurs véhicules dans un contexte social et culturel de grande qualité.

 

Que près de 17 milliards d’euros soient générés en Europe par notre mouvement est un chiffre considérable, plaçant le véhicule ancien dans le peloton de tête des activités de loisirs, elles-mêmes en plein développement.

 

Nul doute que les Pouvoirs Publics sauront en tenir compte…

 

Patrick Rollet, Délégué Général FFVE
Février 2007