Enquête socio-économique : résultats Français

 

 

Remarques :
Les taux de réponse en France, parmi les plus élevés d’Europe, sont de 11% pour les particuliers, de 17% pour les professionnels et de 50% pour les clubs (affiliés FFVE)

Toutes les données se rapportent à l’année 2005. Elles ne concernent que les véhicules de plus de 25 ans à cette date.

 

 

 

L'activité économique

 

   

Commentaires

Chiffre d’affaires généré

2,875 milliards d’euros

 

C’est l’équivalent d’une entreprise comme TF1 !

Nombre d’entreprises 2.000

Chiffre sans doute très sous-estimé : beaucoup de « TPE » n’ont pu être identifiées

 

Exportations

90 millions d’euros

 

51% de nos entreprises exportent

 

 

 

L'emploi

 

Effectifs

14.309 emplois

Equivalent temps plein. Très sous-estimé (voir ci-dessus)

 

Pourcentage des entreprises de plus de 10 ans d’ancienneté

 64%

 

Relative solidité des entreprises de notre secteur

 

Recrutement

46% des entreprises ont l’intention de recruter dans les trois ans

 

Dynamisme de l’activité liée aux véhicules anciens

 

Difficultés majeures des entreprises

- Le poids des charges

 

- La capacité à trouver les compétences d’euros

 

Question préoccupante : on saura de moins en moins ce qu’est un carburateur ou une tôle d’acier…

 

 

 

Le nombre et l'utilisation des véhicules

 

L’usage de nos véhicules

74% des véhicules font moins de 1.500 km/an

19% ne roulent pas du tout et 27% font moins de 500 km/an

 

Nombre de véhicules (25ans+)

660.000

 

Soit 1,37% du parc français total

 

 

Impact sur la circulation (distance parcourue)

0,09% ou 0,9 pour mille

 

Faible pourcentage de véhicules anciens circulant peu : l’impact sur la pollution est insignifiant

 

Nombre de « manifestations »

5.244 en 2005 :

  • 3.376 randonnées
  • 144 avec classement
  • 1182 bourses, expos et salons
  • 542 caritatif

Soit une moyenne de 100 « manifestations » par week-end en France, ou une par département chaque week-end de l’année...

Très forte croissance depuis dix ans.

 

 

 

Les activités sociales et culturelles

 

Nombre de propriétaires

Environ 200.000

Tous n’appartiennent pas à un club ou à un club affilié à la FFVE

 

Revenus des propriétaires

30% gagnent moins de 30.000€/an et 64% moins de 50.000€/an

 

Le « collectionneur moyen » n’est pas le riche propriétaire que l’on décrit trop souvent

 

 

Nuitées hors domicile

236.000

 

- Avec le nombre de repas, de visites, etc. (non comptabilisés), la contribution du mouvement au secteur touristique est significative

 

- Balance touristique avec l’étranger très favorable

 

Valeur des véhicules

83% des véhicules valent moins de 15.000€

Selon les déclarations des propriétaires. Equilibre présumé entre les sur et sous estimations.

 

Age des propriétaires 53% entre 41 et 60 ans

Noter aussi la proportion d’hommes : 98% !

 

Nombre de musées liés aux véhicules anciens en France Environ 115

Fréquentation d’environ 900.000 visiteurs par an

 

 

 

 

 

L'activité des Clubs

 

  • Seulement 1% des clubs avaient plus de 30 ans en 2005. Leur création n’est devenue massive que depuis le milieu des années 80. Le « taux de naissance » des clubs reste aujourd’hui très supérieur au « taux de décès », assurant un développement continu de ce type d’associations.

 

  • Un tiers des clubs disposent d’un local (administratif ou technique), surtout en province. Très peu emploient des salariés (2%).

 

  • Près de 5.000 bénévoles composent les bureaux des clubs FFVE. 85% sont des hommes. Les femmes remplissent le plus souvent la fonction de secrétariat.

 

  • L’âge médian des membres de bureau est d’environ 52 ans. Il n’y a que 1% de « jeunes » de moins de 25 ans dans les bureaux et 6% de 26 à 35 ans.

 

  • Près de 300 millions d’euros ont été récoltés à l’occasion d’actions caritatives organisées par des clubs ou auxquelles des clubs ont participé (Téléthon, etc.)

 

  • 45% des clubs ont une activité "boutique". Le chiffre d’affaire annuel moyen est de 2.050 €.

 

  • 16% des clubs vendent des pièces et 10% en fabriquent. Le chiffre d’affaire moyen par club ayant une activité « pièces » est de 7.100 €.

 

  • 48% des clubs sont spécialisés dans les deux roues ou accueillent les deux roues. Les autres chiffres sont les suivants :
    • Autos : 89%
    • Véhicules utilitaires et/ou militaires : 19%
    • Tracteurs : 12%

 

  • Le montant moyen de la cotisation 2005 est de 36,5 €. Les extrêmes sont de 0€ (5 clubs) à 600€ (club parisien, avec parking fermé à l’année inclus)

 

  • Deux tiers des clubs conservent et gèrent des archives

 

  • 57% des clubs émettent un bulletin, ce qui génère en France 25.000 pages de papier. Les coûts cumulés de production et de distribution dépassent le million d’euros.

 

  • 40% des clubs déclarent une augmentation du nombre de leurs adhérents. 55% sont à effectif stable et seulement 5% déplorent une diminution des cotisants.

 

  • A la question ouverte « quelle est votre principale préoccupation ? », les présidents des clubs ont massivement répondu. Leur « top ten », par ordre décroissant, est le suivant :
    • Maintenir la bonne ambiance « entre copains »
    • Continuer à pouvoir rouler
    • Organiser un grand événement (anniversaire, etc.)
    • Faire participer des adhérents qui ne se « remuent » pas assez…
    • Rajeunir les troupes, à commencer par celles du bureau
    • Faire découvrir le patrimoine
    • Faire connaître et reconnaître les véhicules anciens
    • Survivre…
    • Faire rentrer les cotisations
    • « Contaminer » les jeunes générations.

 

 

Premières conclusions

 

Pour la France, d’une manière générale, l’ensemble de ces chiffres converge pour témoigner du développement régulier et ordonné du mouvement des véhicules anciens et de sa contribution à l’activité économique et touristique de notre pays.
 

Reste à assurer que notre mouvement ne devienne pas victime de son succès : les Pouvoirs Publics, s’ils se réjouissent de la bonne santé de notre contribution à la sauvegarde d’un incomparable patrimoine mécanique et esthétique, restent particulièrement vigilants sur certains dossiers, comme celui de la pollution. Si notre « contribution » actuelle de moins de 1 pour mille à l’émission de polluants est admise comme négligeable, toute augmentation de cette simple donnée ne pourrait qu’attirer l’attention. A ce titre, le passage en 2009 à une nouvelle définition du véhicule de collection (être âgé de plus de 30 ans) va dans le bon sens, en ce qu’il réduira le nombre de ces véhicules.
 

De même, constituant une population significative de citoyens, nous devons continuer à nous comporter de manière responsable, en « montrant l’exemple » dans la rigueur de notre comportement sur la route, comme dans l’organisation de nos manifestations.
 

Nous ne sommes ni marginaux ni majoritaires. Continuons à vivre en bonne intelligence avec nos concitoyens !

 
Patrick Rollet, Délégué Général FFVE
Février 2007